samedi 12 janvier 2008

Tout n'est pas perdu !

Aujourd'hui, j'ai eu le droit à quatre compliments, c'est suffisamment rare pour être souligné ;

Un client mécontent râle (je sais jusqu'ici rien de nouveau) parce que j'avais dit que je l'appellerai dès que je réceptionnerai son matériel, qu'il vient de faire 150 km (tiens encore un !) pour rien.
_ mais, je ne vous ai pas téléphoné !
_ je sais mais vous aviez dit que peut-être ce serait là cette semaine et je viens de faire de la route pour vous entendre me dire que ce n'est pas là ! Vous vous foutez de moi ?!
_ J'avais dit peut-être et que je confirmerai par téléphone dès que je l'aurai.
Il continue sur sa lancée, qu'il n'achètera plus rien, qu'il n'y a que des incapables dans ce magasin etc, etc...
Le client part en râlant, celui d'après, le regarde partir, se retourne vers moi, me fais un grand sourire.
_ Bonjour et bonne année. J'espère que vous êtes bien payée pour ce boulot ! Rassurez-moi, ils ne sont pas tous comme ça ? J'admire votre sang froid, et vous gardez le sourire, je vous trouve magnifique.
La rougeur aux joues que j'avais après mon altercation avec le premier, ne m'a pas quittée avec le second mais pas pour les mêmes raisons.

Puis, un couple de personnes âgées se présente à mon comptoir, cherchant des renseignements, plusieurs, sur divers sujets, très gentils mais trèèèèès lents.
Il commençait à se former derrière eux une file d'énervés. Un des joyeux râleurs a lâché :
_ Ils ne peuvent pas abréger !
La dame, très classe, se retourne et répond :
_ On prend le temps, parce que lorsqu'on a la chance de tomber sur une personne aussi agréable que cette charmante jeune femme, on en profite avant de retomber dans la médiocrité des propos de certains !
Je l'aurais embrassée. Une bise pour le "agréable", une autre pour le "charmante", une troisième pour le "jeune" et même une quatrième pour avoir fermé le clapet de ce malotru. Par la suite, les énervés ont été charmants.

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